Elisabeth Blanche Olofio de la radio communautaire Be Oko de Bambari: assassinée par des éléments de la coalition Séléka

Categories: Radios Communautaires
Comments: 1 Comment
Published on: 7 janvier 2013
Elisabeth Blanche Olofio, journaliste Radio Be Oko (Bambari)

Elisabeth Blanche Olofio journaliste travaillant pour la radio communautaire Be Oko de Bambari a été assassinée par des éléments de la coalition Séléka la semaine dernière. On est sans nouvelles des autres journalistes de Be Oko.

L’Association des Radios Communautaires de Centrafrique (ARC) a publié le 7 janvier 2013 un communiqué de presse dans lequel elle rappelle qu’elle est une « organisation mise en place par l’ensemble des radios appartenant aux différentes communautés locales, culturelles ou religieuses, a pour mission de mutualiser les moyens pour l’information et le développement des populations qu’elles couvrent ».

L’ARC –Centrafrique rappelle également que » les radios communautaires sont apolitiques et ne sont aucunement liées à une quelconque structure intéressée par le pouvoir politique, économique ».

Le communiqué précise également que « les événements que vit la RCA touchent cette association de manière particulière car certaines radios membres sont dans l’œil du cyclone :
- Radio Yata de Birao
- Radio Barangbaké de Bria
- Radio Linga Fm de Bambari
- Radio Be Oko de Bambari
- Radio Kaga de Kaga Bandoro
- Radio ICDI de Boali
- Radio Magbadja d’Alindao
- Radio Mbari de Bangassou.

La plupart ont interrompu leurs émissions du fait de l’insécurité, privant les populations d’un droit fondamental contenu dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et garanti par la Constitution de la RCA, celui de l’information et de la liberté d’expression. Les équipements de certaines radios ont été pillés ou emportés (Radio Be Oko de Bambari, Radio Kaga). Une journaliste de Radio Be Oko, Elisabeth Blanche Olofio, a été tuée et on est aujourd’hui sans nouvelles des autres ».

L’ARC Centrafrique rappelle que « déjà le 19 novembre 2002, Radio Ndoyé de Bossangoa avait été pillée et un de ses journalistes (Raymond Daké) abattu lors de l’entrée des rebelles du Général Bozizé dans la ville ». Par ailleurs, « Radio Yata de Birao a été saccagé le 24 novembre 2010 par des éléments de la CPJP ».

« L’ARC – Centrafrique déplore cet acharnement contre les radios communautaires et rappelle que les journalistes n’ont rien à voir dans un conflit. Leur rôle principal est de fournir à la communauté les informations dont elle a besoin pour son développement.

Si on veut sortir des crises récurrentes que traverse notre pays, il n’y a que le dialogue. Or, les radios (et les médias en général) sont le lieu privilégié pour exprimer et échanger les différents points de vue. Les journalistes ne sont que des artisans de la liberté d’expression et d’échange. Et ce n’est pas en les tuant et en détruisant leurs outils de travail qu’on y parviendrait.

L’ARC – Centrafrique appelle les différentes parties à un respect des structures communautaires dont les radios. Leurs destructions ne feraient qu’aggraver la situation de misère de la population ».

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1 Comment - Leave a comment
  1. Joe dit :

    En Afrique, tuer une femme est un signe de malédiction. Avec tout ce que ces rebelles font, je doutes fort qu’ils iront loin. Seul l’avenir nous confirmera l’avenir de leur entreprise islamiste avec les accointances politiques locales.

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