Production de journaux en synergie sur la récente crise en Centrafrique

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Published on: 25 mai 2013

Depuis Décembre 2012, où la coalition des rebelles Seleka a entrepris la destitution du régime déchu par une conquête progressive des villes et la destruction systématique des institutions étatiques , et  privées, des pillages, des exactions , oppressions, viols et attaques contre les églises chrétiennes, en commençant par les régions du Sud-est de la Centrafrique, et qui a finalement atteint  la capitale et toutes les autres régions du pays. Ceci a fait naître un climat de psychose généralisée, de haine, de vengeance, mais surtout de l’insécurité grandissante. Car, deux mois après la prise du pouvoir par la Seleka,  l’administration, les écoles, les hôpitaux, la police, la Gendarmerie, l’Armée régulière ; aucune institution étatique n’est encore opérationnelle.

Arsène Jonathan Mosséavo et M. Evrard Armel Bondadé, SG de l’OCDH

Dans de pareilles situations les médias et plus précisément les radios communautaires ont un rôle très indispensable à jouer pour produire des émissions axées  sur les thématiques de pardon, réconciliation, paix et  sécurité en vue de la reconstitution du tissu social largement déchiré par ces crises.

D’autant plus que certaines stations radios privées ont été complètement détruites, l’Association des radios communautaires en Centrafrique se sent plus que concernée par cette situation. Même les radios qui n’ont pas été pillées subissent les contrecoups de cette situation : difficultés d’approvisionnement en carburant, chute des revenus de la station (plus de publicité, de communiqués, etc…).  Au regard de cette situation, les populations de provinces se trouvent aujourd’hui de toute connexion d’information avec Bangui.  Dans certaines villes, les réseaux téléphoniques ont été coupés et ne sont pas rétablis jusqu’à ce jour.   Avec l’appui méthodologique et financier de l’institut Panos Paris à travers ses différents projets financés par l’Union Européenne, Cordaid et l’Ambassade de France, l’ARC dispose expérimente depuis 2010, le dispositif de mise en réseau de ses radios membres pour l’échange d’information et la diffusion des programmes de manière synchronisée.  Ce dispositif avait permis en 2011 de couvrir le processus électoral avec beaucoup de succès.  Il a permis aussi de couvrir plusieurs campagnes telles que celles liées aux journées mondiales de lutte contre le VIH.  Pendant les moments difficiles de décembre 2012 et mars 2013,  les équipes de radios à Bangui et en provinces sont restées en lien grâce à ce dispositif.

C’est au regard de tous ces résultats que l’ARC Centrafrique souhaite se servir de ce moyen pour  réaliser une série de productions par rapport au contexte actuel afin de fournir à la population une information de qualité et permettre une expression citoyenne sur les enjeux du moment.

Les objectifs assignés à cette activité sont de permettre aux radios de participer au processus de la reconstruction du pays après les crises en offrant un espace d’expression sur les problématiques du moment, de faire un état des lieux des villes qui ont subi des actes de vandalismes, de conscientiser la population sur les conséquences socio-économiques, sanitaires et autres de la crise dans le but de prendre des dispositions pratiques pour éviter le pire, de chercher des voies et moyens pour susciter des réparations des dégâts, de conscientiser la population sur les questions des destructions des biens de l’Etat, des particuliers et des pillages et d’inciter toutes les couches sociales à participer aux actions de la reconstitution du pays.

Télécharger l’émission du 25 mai 2013

Télécharger l’émission du 1er juin 2013

Télécharger l’émission du 8 juin 2013

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