Bangui: Les femmes professionnelles de la communication luttent contre la mortalité maternelle

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Published on: 26 octobre 2013

En République Centrafricaine, cinq (05) femmes meurent chaque jour en voulant donner la vie. De nombreuses analyses ont révélé un faible taux d’utilisation de la planification

Préparation des invitées

familiale avec 9% pour les méthodes modernes, contre 11% pour les méthodes traditionnelles. A cela s’ajoute un faible taux de prévalence contraceptive soit 15,2% en 2010. Avec le dysfonctionnement des services de santé causé par la destruction, le pillage des centres de santé et le repli à Bangui des agents et cadres du secteur de la santé depuis le déclenchement de la crise qui sévit en RCA ces huit (08) derniers mois, cette situation risque de s’aggraver.

C’est pour faire face à cette situation que l’Association des Femmes Professionnelles de la Communication (AFPC) sur financement du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) est en train de mettre en place l’initiative « Ita Wali » (Ma Copine en français)qui est une stratégie de mobilisation communautaire focalisée sur l’implication de la communauté des les efforts de réduction de la mortalité maternelle. Cette initiative est orientée vers les femmes elles – mêmes, les couples, les jeunes filles et les familles afin les femmes deviennent des opportunités pour les autres femmes. Elle va utiliser d’abord les associations de femmes comme point de départ avant de s’élargir à d’autres organisations communautaires et structures de santé locale.

Vue sur le plateau

En prélude au lancement officiel de cette initiative, l’AFPC en partenariat avec l’ARC Centrafrique ont organisé cet après midi une émission en synergie sur la fréquentation régulière des formations sanitaires par les femmes enceintes en vue de réduire le premier retard, facteur majeur de la mortalité maternelle en RCA.

Cinq(05) invitées étaient en studio dans cette émission animée par Ingrid Josette SADANGA de Radio Ndeke Luka et Lugo NOUTENE DIANEGALE de Radio Centrafrique:

Mme Marie Josée GODANZI du Ministère des affaires sociales;

Mme Rosalie YABADA des Femmes Chrétiennes Catholiques;

Mme Brigitte ANDARA – PASSIRI Directrice de la Maison Dorcas;

Dr Mauricette Julie NANGOUMA – GODDOT Gynécologue obstétricienne et

Dr Suzanne SOBELA de l’UNFPA.

Télécharger l’émission en MP3

Emission en synergie du 29 juin 2013

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Published on: 29 juin 2013

Depuis le 25 mai dernier, nous produisons et diffusons chaque semaine une émission en synergie diffusée simultanément sur les ondes de nos de Bangui et celles des provinces encore en onde. Aujourd’hui, notre invité est le ministre d’Etat Christophe Gazam Bety, ministre en charge de la communication, de la réconciliation nationale et de la promotion de la culture civique et démocratique.

Le thème débattu dans l’émission  s’articule autour de: « Quelle évaluation faire du rapport entre les nouvelles autorités de la RCA ». Plusieurs reportages de nos confrères de l’intérieur du pays et les appels de certains auditeurs ont alimenté cette émission.

Télécharger l’émission

Obo: Radio Zereda célèbre ses 5 ans !

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Published on: 24 juin 2013

La Radio Zereda a été créée le 17 juin 2008 après la première attaque de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur) dans la ville d’Obo un mois plus tôt. C’était sur initiative du jeune Arthur ZOUNGAGBE qui à partir d’un poste de transistor a réussit à émettre en FM d’abord sur un rayon de 1 Km puis 5 km en élevant l’antenne émettrice dans un kapokier.

Ricardo Dimanche On Air dans la l’ancienne radio

Petit à petit, la communauté a récupéré cet outils de communication et de développement à travers l’association Zereda que dirige M. Simon SIRO. Radio Zereda sera ensuite dotée d’équipements conventionnels en 2011 par l’ONG américaine Interactive Radio for Justice (IRFJ).

En novembre et décembre 2011, une mission de l’Association des Radios Communautaires de Centrafrique (ARC Centrafrique) a appuyé la radio à la restructuration et la mobilisation de ressources autour de cet de communication.

Aujourd’hui, Radio Zereda bénéficie de l’appui de Incvisible Childreen dans l’échange d’informations dans la lutte contre  l’envahisseur LRA de Joseph KONY donnant à la population locale des messages d’espoir.

L’antenne dans le Kapokier

Radio Zereda émet depuis Obo, localité située à plus de 1 300 km de Bangui, sur 100.6MHz et est écoutée à Mboki (75km) et Bazigbriri (65 km).

Fin de l’atélier du journalisme sensible au conflit.

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Published on: 13 juin 2013

Les journalistes des radios communautaires de Centrafrique et de la presse écrite sont mieux outillés en gestion des conflits. Ils se sont séparés hier  après un atelier de trois jours sur la problématique.

Organisé par l’association des radios communautaires en partenariat avec  Search for Common Ground, cette formation visait à fournir aux professionnels des médias les outils nécessaires en matière de la consolidation de la paix. Pendant trois jours, les formateurs se sont focalisés sur les concepts du conflit, les types de conflit, leurs causes, et leur cycle. Selon Thomas Paul Banze,  le journaliste sensible au conflit doit inclure dans l’analyse du conflit l’impartialité, l’exactitude, la responsabilité.

Photo de famille des participants

Les participants ont été également entretenus sur les rôles inconscients du journaliste, les fautes professionnels en journalisme, les principes fondamentaux du conflit, les voies de sorties de crise, les caractéristiques d’un conflit, les types de violence, de conflit et de médias ainsi que les notions du journalisme sensible au conflit. M. Pacifique Kalau, a quant à lui mis un accent particulier sur les éléments de la constitution de la paix et les entraves à cette paix, tout en soulignant que le journaliste sensible au conflit peut contribuer efficacement à la résolution d’une crise.

Cet atelier a regroupé 11 journalistes des radios membres de l’ARC Centrafrique, 10 journalistes de la presse écrite et 9 responsables du Catholic Relief Service (CRS) actifs à Zémio. Signalons que Search for Common Ground est une ONG internationale active dans 31 pays du monde, œuvre dans le domaine de la consolidation de la paix depuis 2012 Centrafricaine.

Fidèle Ngombou, Radio ICDI de Boali

Production de journaux en synergie sur la récente crise en Centrafrique

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Published on: 25 mai 2013

Depuis Décembre 2012, où la coalition des rebelles Seleka a entrepris la destitution du régime déchu par une conquête progressive des villes et la destruction systématique des institutions étatiques , et  privées, des pillages, des exactions , oppressions, viols et attaques contre les églises chrétiennes, en commençant par les régions du Sud-est de la Centrafrique, et qui a finalement atteint  la capitale et toutes les autres régions du pays. Ceci a fait naître un climat de psychose généralisée, de haine, de vengeance, mais surtout de l’insécurité grandissante. Car, deux mois après la prise du pouvoir par la Seleka,  l’administration, les écoles, les hôpitaux, la police, la Gendarmerie, l’Armée régulière ; aucune institution étatique n’est encore opérationnelle.

Arsène Jonathan Mosséavo et M. Evrard Armel Bondadé, SG de l’OCDH

Dans de pareilles situations les médias et plus précisément les radios communautaires ont un rôle très indispensable à jouer pour produire des émissions axées  sur les thématiques de pardon, réconciliation, paix et  sécurité en vue de la reconstitution du tissu social largement déchiré par ces crises.

D’autant plus que certaines stations radios privées ont été complètement détruites, l’Association des radios communautaires en Centrafrique se sent plus que concernée par cette situation. Même les radios qui n’ont pas été pillées subissent les contrecoups de cette situation : difficultés d’approvisionnement en carburant, chute des revenus de la station (plus de publicité, de communiqués, etc…).  Au regard de cette situation, les populations de provinces se trouvent aujourd’hui de toute connexion d’information avec Bangui.  Dans certaines villes, les réseaux téléphoniques ont été coupés et ne sont pas rétablis jusqu’à ce jour.   Avec l’appui méthodologique et financier de l’institut Panos Paris à travers ses différents projets financés par l’Union Européenne, Cordaid et l’Ambassade de France, l’ARC dispose expérimente depuis 2010, le dispositif de mise en réseau de ses radios membres pour l’échange d’information et la diffusion des programmes de manière synchronisée.  Ce dispositif avait permis en 2011 de couvrir le processus électoral avec beaucoup de succès.  Il a permis aussi de couvrir plusieurs campagnes telles que celles liées aux journées mondiales de lutte contre le VIH.  Pendant les moments difficiles de décembre 2012 et mars 2013,  les équipes de radios à Bangui et en provinces sont restées en lien grâce à ce dispositif.

C’est au regard de tous ces résultats que l’ARC Centrafrique souhaite se servir de ce moyen pour  réaliser une série de productions par rapport au contexte actuel afin de fournir à la population une information de qualité et permettre une expression citoyenne sur les enjeux du moment.

Les objectifs assignés à cette activité sont de permettre aux radios de participer au processus de la reconstruction du pays après les crises en offrant un espace d’expression sur les problématiques du moment, de faire un état des lieux des villes qui ont subi des actes de vandalismes, de conscientiser la population sur les conséquences socio-économiques, sanitaires et autres de la crise dans le but de prendre des dispositions pratiques pour éviter le pire, de chercher des voies et moyens pour susciter des réparations des dégâts, de conscientiser la population sur les questions des destructions des biens de l’Etat, des particuliers et des pillages et d’inciter toutes les couches sociales à participer aux actions de la reconstitution du pays.

Télécharger l’émission du 25 mai 2013

Télécharger l’émission du 1er juin 2013

Télécharger l’émission du 8 juin 2013

Olofio, la revenante…

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Published on: 29 mars 2013

Nous avions annoncé son assassinat en janvier.  Aujourd’hui, nous vous la présentons vivante

 Le 7 janvier 2013,  l’Association des Radios Communautaires de Centrafrique avait publié un communiqué de presse dénonçant l’assassinat d’Elisabeth Blanche Olofio, journaliste à Radio Be Oko de Bambari en Centrafrique. Cette information a semé le désarroi et suscité des réactions dans le monde entier. Coup de tonnerre, lors de la rencontre des acteurs politiques avec le président de la République, au Palais de la Renaissance, celui – ci  a répondu à un participant, qui se plaignait du silence  de certains médias sur la crise en RCA et notamment l’assassinat d’une journaliste, « il paraît qu’elle est vivante ».

Olofio pendant une émission publique le 20 septembre 2011 à Bambari © ARC

Cette information est aujourd’hui confirmée car l’équipe de l’ARC  l’a rencontrée. Mais que s’est-il passé pour qu’on l’ait mise sous le feu des projecteurs de l’actualité ?

D’après son récit et celui d’un employé d’une ONG en congé dans la localité au moment des faits, la Coalition Séléka a pris la ville de Bambari le 23 décembre 2012, mettant en déroute les FACA (Forces Armées Centrafricaines). Apparemment, une cohabitation pacifique s’était installée entre les nouveaux maîtres et les habitants de la ville, jusqu’au jour où les FACA ont voulu reprendre la ville. Les quartiers de la Rive Droite de la Ouaka ont été le théâtre des affrontements acharnés entre les belligérants. La Coalition Séléka a demandé à la population de ces quartiers de vider les lieux pour éviter d’être victime des combats. Le 28 décembre 2012, passant de maison en maison, ils ont informé la population qu’ils allaient brûler toute la zone, les rassurant que rien n’arriverait à leurs biens et habitations. Elisabeth Blanche et sa tante se sont réfugiées dans un campement agricole à une dizaine de kms de la ville, laissant quelques jeunes de la famille comme gardiens des maisons. Le 4 janvier, un groupe d’éléments de la Coalition Séléka conduits par des jeunes de la ville et du quartier bien connus, a pillé la maison de Elisabeth Blanche emportant moto, pousse (charrette à bras), sacs d’arachides, feuilles de contreplaqués, tôles (elle avait des travaux à faire pour finir sa maison), vêtements et une somme d’argent. Elisabeth Blanche, informée de la situation, est revenue en ville pour constater les dégâts.  Des voisins sont venus l’entourer. L’un des jeunes qui avaient conduits les pillards est passé juste en ce moment et l’un des voisins l’a reconnu. Il a été interpelé et pendant qu’Elisabeth Blanche le questionnait, une fille du quartier (copine d’un élément de la Coalition) a alerté la Coalition. Peu après, un véhicule Land Cruiser pick up est arrivé avec une trentaine d’éléments à bords. Ils ont encerclé la maison et commencé à battre à coup de crosse tous ceux qui étaient là, arrachant une partie du lobe d’une oreille d’un cousin d’Elisabeth sous le regard du colonel, …. . Elisabeth Blanche a reçu des coups de crosse sur la tête et s’est évanouie. Les assaillants sont repartis laissant sur le site des blessés et Blanche Elisabeth étendue.

Olofio à son arrivée en mars 2013 à Bangui © ARC

Ranimée, elle a pu se rendre à la Station Total, transformée en QG de la Coalition. Elle a discuté avec le colonel et a reconnu certains de ses biens qui lui ont été rendu sur le champ. D’après le colonel, ses éléments l’auraient  informé qu’ils avaient trouvé des tenues militaires et des grenades dans sa maison. Et puis de toutes les façons, c’est une journaliste à la langue bien tranchante qui utiliserait son micro pour faire la morale aux gens. Où aurait-elle trouvé l’argent pour construire cette maison ?  Son nom est gbaya. Elle ne serait  pas de la région.  Elle serait donc pro Bozizé.

Souffrant des commotions et chocs reçus, elle a été reconduite  au campement agricole où elle est restée. Sa surprise a été grande quand, le 11 janvier, elle a entendu à la radio la nouvelle de l’assassinat d’une journaliste de sa radio. Elles ne sont que deux journalistes femmes dans cette ville.  Elle a pensé à sa consœur mais est vraiment tombée en syncope quand trente minutes plus tard, elle a entendu son nom. L’après midi, une délégation de femmes (OFCA, Association des Femmes para juristes, …) amenée par un groupe d’éléments de la Coalition Séléka, est allée la chercher au campement. De nombreuses personnes la connaissant ont fait aussi le déplacement pensant venir aux obsèques. Tout ce monde a réussi à la convaincre de repartir en ville pour se faire soigner. Le colonel de la Coalition Séléka a pris l’engagement d’assurer les frais même si cela n’a pas été le cas.

Aujourd’hui, Elisabeth Blanche souffre encore des séquelles. Elle dit qu’elle a mal perpétuellement mal à la tête, mélange les évènements, ne dort pratiquement qu’une heure et demie par jour, … un véritable bilan médical et peut être une prise en charge psychologique s’imposent.

Bilan et prise en charge difficiles à faire sur place à Bangui à cause de la faiblesse du système sanitaire. Aux dernières nouvelles, des éléments de Séléka seraient à sa recherche…

Télécharger son témoignage

Traitement responsable de l’information en temps de conflits

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Published on: 8 janvier 2013

L’Association des Radios Communautaires de Centrafrique et l’Observatoire des Médias de Centrafrique organisent un atelier sur Le traitement responsable de l’information en période de conflits.

La situation que vit la RCA touche aussi les médias qui sont mis à contribution pour diffuser des messages. Pour éviter que les médias centrafricains ne deviennent des pyromanes, les deux organisations croient qu’un atelier de renforcement de capacité des journalistes pourraient les aider à éviter de l’huile sur le feu. Plusieurs interventions ont jalonné cette session:

- Compréhension d’un conflit: analyse, causes et techniques de résolution pacifique

- Observation des médias en période de conflit: Expérience du Haut Conseil de la Communication

- Observation des médias en période de conflit: Expérience de l’Observatoire des Médias de Centrafrique

- Ateliers sur les attitudes à éviter ou à promouvoir en période de conflit

Cet atelier connait la participation des journalistes des radios communautaires, de la presse écrite et ceux de Radio Centrafrique.

L’ARC – Centrafrique et l’OMCA ont été appuyés par l’Institut Panos – Paris pour l’organisation de cet atelier.

Alerte: Radio Magbadja, les locaux pillés à Alindao

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Published on: 7 janvier 2013

La radio communautaire Magbadja émettant à Alindao a été saccagée à la suite de la prise de la ville par les éléments de la coalition Séléka ce samedi 5 janvier 2013.

Cette jeune radio bénéficiait de l’appui direct de l’ARC et de RFI Planète Radio et venait de recevoir du matériel (photos).

Heureusement, les journalistes de la radio ne semblent pas avoir fait l’objet de tracas particulier pour l’instant. Rappelons que Blanche Elisabeth Olofio, journaliste de la radio communautaire Be Oko de Bambari, a été assassinée la semaine dernière.

Elisabeth Blanche Olofio de la radio communautaire Be Oko de Bambari: assassinée par des éléments de la coalition Séléka

Categories: Radios Communautaires
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Published on: 7 janvier 2013
Elisabeth Blanche Olofio, journaliste Radio Be Oko (Bambari)

Elisabeth Blanche Olofio journaliste travaillant pour la radio communautaire Be Oko de Bambari a été assassinée par des éléments de la coalition Séléka la semaine dernière. On est sans nouvelles des autres journalistes de Be Oko.

L’Association des Radios Communautaires de Centrafrique (ARC) a publié le 7 janvier 2013 un communiqué de presse dans lequel elle rappelle qu’elle est une « organisation mise en place par l’ensemble des radios appartenant aux différentes communautés locales, culturelles ou religieuses, a pour mission de mutualiser les moyens pour l’information et le développement des populations qu’elles couvrent ».

L’ARC –Centrafrique rappelle également que » les radios communautaires sont apolitiques et ne sont aucunement liées à une quelconque structure intéressée par le pouvoir politique, économique ».

Le communiqué précise également que « les événements que vit la RCA touchent cette association de manière particulière car certaines radios membres sont dans l’œil du cyclone :
– Radio Yata de Birao
– Radio Barangbaké de Bria
– Radio Linga Fm de Bambari
– Radio Be Oko de Bambari
– Radio Kaga de Kaga Bandoro
– Radio ICDI de Boali
– Radio Magbadja d’Alindao
– Radio Mbari de Bangassou.

La plupart ont interrompu leurs émissions du fait de l’insécurité, privant les populations d’un droit fondamental contenu dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et garanti par la Constitution de la RCA, celui de l’information et de la liberté d’expression. Les équipements de certaines radios ont été pillés ou emportés (Radio Be Oko de Bambari, Radio Kaga). Une journaliste de Radio Be Oko, Elisabeth Blanche Olofio, a été tuée et on est aujourd’hui sans nouvelles des autres ».

L’ARC Centrafrique rappelle que « déjà le 19 novembre 2002, Radio Ndoyé de Bossangoa avait été pillée et un de ses journalistes (Raymond Daké) abattu lors de l’entrée des rebelles du Général Bozizé dans la ville ». Par ailleurs, « Radio Yata de Birao a été saccagé le 24 novembre 2010 par des éléments de la CPJP ».

« L’ARC – Centrafrique déplore cet acharnement contre les radios communautaires et rappelle que les journalistes n’ont rien à voir dans un conflit. Leur rôle principal est de fournir à la communauté les informations dont elle a besoin pour son développement.

Si on veut sortir des crises récurrentes que traverse notre pays, il n’y a que le dialogue. Or, les radios (et les médias en général) sont le lieu privilégié pour exprimer et échanger les différents points de vue. Les journalistes ne sont que des artisans de la liberté d’expression et d’échange. Et ce n’est pas en les tuant et en détruisant leurs outils de travail qu’on y parviendrait.

L’ARC – Centrafrique appelle les différentes parties à un respect des structures communautaires dont les radios. Leurs destructions ne feraient qu’aggraver la situation de misère de la population ».

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