A l’occasion de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, l’AMARC lance un appel pour la liberté d’installation et d’accès au spectre hertzien des radios communautaires et associatives

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Published on: 30 avril 2012

Le 3 mai a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993 suivant la recommandation adoptée par l’UNESCO. Le 3 mai est une occasion pour informer les citoyens des atteintes portées à la liberté de la presse. Dans des dizaines de pays à travers le monde, des radios sont censurées, sont condamnées à des amendes, ou tout simplement n’ont plus le droit d’émettre, pendant que des journalistes et des directeurs de radio sont harcelés, attaqués, détenus ou même tués. Après avoir ajouté, à la demande de l’Association Mondiale des Radiodiffuseurs Communautaires (AMARC), les collaborateurs des médias communautaires à la liste des journalistes à protéger par l’ONU, l’UNESCO vient de reconnaître en avril l’AMARC en tant qu’ONG « associée ». C’est une grande victoire des radios communautaires et associatives.
« De nouvelles voix et la liberté de la presse pour transformer la société » : tel est le thème de l’édition 2012 de la Journée mondiale de la liberté de la presse. À l’occasion de la conférence internationale de Tunis du 3 au 5 mai organisée par l’UNESCO, l’AMARC appelle à la liberté d’installation et d’accès au spectre hertzien pour les radios, notamment pour les radios communautaires et associatives, et une répartition des fréquences équitable.
L’AMARC affirme que les radiodiffuseurs de la société civile, sont une nouvelle frontière de la communication. Ce sont eux qui jouent un rôle essentiel dans les zones de conflit et en cas de catastrophe climatique et naturelle, dans l’information et la protection des populations et dans les processus de reconstruction.
A l’occasion des réformes constitutionnelles dans les pays arabes, une occasion unique est donnée pour passer d’une répartition des fréquences dominée par la confiscation et la corruption, vers un accès juste et équitable en faveur de médias de la société civile, et notamment des radios communautaires. Partout dans le monde, les radios communautaires doivent pouvoir se développer et travailler dans une sécurité économique et juridique. Leur droit à la diffusion doit être reconnu et renforcé.
Cette année 2012 voit aussi une conjoncture exceptionnelle. C’est à Tunis qu’a été adoptée le 14 mars dernier la « déclaration de l’AMARC de Tunis » à l’issue d’un séminaire pour le développement des radios indépendantes. Cette Déclaration met l’accent sur l’importance des radios associatives en Tunisie et dans le monde arabe, pour le développement et la préservation de la démocratie ainsi que pour le développement économique.
À cette occasion, l’AMARC demande aux États et aux gouvernements, ainsi qu’aux autorités de régulation de la presse et de la radiodiffusion de respecter leurs engagements quant à la liberté de la presse et de la radiodiffusion. L’AMARC souhaite voir apparaitre et renforcer les autorités de régulation. Pour Emmanuel Boutterin, vice-président exécutif de l’AMARC, « il faut que ces instances soient indépendantes des gouvernements, des consortiums privés et des télécoms et que leur existence et leur fonctionnement soient garantis par voie constitutionnelle. C’est la condition essentielle du pluralisme et de la liberté d’expression sur les ondes ». Pour cela, « seules les radios communautaires et associatives permettent aux organisations de la société civile d’accéder à la parole publique, et cette fonction doit être reconnue par la communauté internationale ».

Il est à rappeler que le président de l’ARC, Jean-Ignace Manengou, est le représentant de l’AMARC en République Centrafricaine.

source: Secrétariat général de l’AMARC

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